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Lettre ouverte de l'Associations d'Aide aux Victimes des Accidents des Médicaments à Monsieur le Président de la République et aux candidats à l’Élection Présidentielle Mais il y a un au-delà du Mediator : qui d’entre nous connait le nombre de victimes d’autres classes de médicaments comme : le Vioxx, le Distilbène , le Staltor et le Cholstat, l'Isomeride, les Quinolones, l’Agréal, la Thalidomide etc. ? Combien de morts, de personnes lourdement handicapées dans leur quotidien ? Qui sait qu’elles pourraient être près de 10 000 ? Ces chiffres si terribles à énoncer ne peuvent être déterminés avec précision. Cette méconnaissance est à elle seule un défi majeur que doivent relever les pouvoirs publics, avec l’ensemble des organismes concernés et les praticiens. Près d'un milliard supplémentaire vient de clore cette affaire devant les tribunaux américains. En France, au contraire, le nombre de victimes est encore à ce jour très difficile à estimer, et aucune indemnisation n’a, à notre connaissance, été versée. Difficilement, l'AAAVAM a obtenu quelques expertises médicales judicaires, celles-ci sont en cours avec des experts dont nous ne connaissons pas véritablement leurs liens d'intérêts directs ou indirects avec les multinationales ! Depuis de nombreuses années, les associations de victimes de médicaments se battent avec acharnement pour obtenir les réparations dues aux familles des personnes décédées et aux victimes d’handicaps souvent graves. Leur seul objectif est que celles-ci leur soient versées le plus rapidement et le plus équitablement possible. Mais c’est le rôle des responsables politiques d’avoir le courage rompre avec les pratiques établies, et d’introduire dans notre droit le recours aux actions collectives. Mais attention, pour que cela fonctionne il faut que l'Etat puisse obtenir aussi des dommages punitifs important. Les associations de victimes de médicaments appellent solennellement le Président de la République, les candidats à l’élection présidentielle et les responsables des partis politiques à s’engager sur les mesures législatives en ce sens. Nous appelons également à modifier les procédures de pharmacovigilance qui sont obsolètes, cette mesure est urgente et indispensable : Par ailleurs, la multiplication des crimes sous tranquillisants ou somnifères de la classe des Benzodiazépines est effroyable en cette année 2011, l'augmentation du nombre des suicides réussis dans certaines régions françaises également. Ces anxiolytiques bons marchés favorisent la violence sous toutes ces formes, prescrits systématiquement en dehors des autorisations de mise sur le marché nous demandons le déremboursement par les CPAM et les autres organismes sociaux lorsque l'A.M.M. n'est pas respectée. Nous demandons aussi que des analyses toxicologiques soit systématiques pour les accidents de la circulation, les suicides et les tueries familiales, et que ces résultats soient communiqués sans délai aux centres de pharmacovigilance. Nous sommes certains que ces engagements permettront de restaurer la confiance de nos concitoyens dans l’industrie pharmaceutique dont le travail, la recherche, le dévouement ont dans l’immense majorité des cas contribué à améliorer fortement nos vies. En évitant ces drames, ses nombreux collaborateurs retrouveront toute la place dont ils doivent être fiers dans notre communauté !
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