AAAVAM

Catastrophe sanitaire de l'Agréal®

Ce médicament a été prescrit aux femmes ménopausées afin de lutter contre les bouffées de chaleur liées à cette période.
Mais ce produit n’a rien d’anodin, car il s’agit d’un «  neuroleptique ». Or, il faut savoir que l’ Agréal®  peut avoir des effets secondaires redoutables : mouvements incontrôlés de la bouche, de la langue, tremblements, rigidité, dépression, même à l’arrêt du traitement !
Les médecins l’ont prescrit pendant des années à leurs patientes, sachant pertinemment qu’ils n’en avaient pas le droit au-delà de trois mois.
C’était à l’AFSSAPS, en tant que responsable, de prendre la décision de l’interdire et surtout d’assumer sa mission de surveillance auprès du corps médical.
Enfin, le 21 juillet 2007, l’Agence Européenne du Médicament (EMEA) réagit : « L’efficacité modérée de l’Agréal® ne compense pas les risques d’effets indésirables psychiatriques et neurologiques potentiellement irréversibles pour certaines ».
Le médicament est retiré du marché, quoique la décision soit bien tardive de la part de l’industrie pharmaceutique. En France, l’AAAVAM envisage une action groupée en dommage et intérêts contre les laboratoires Sanofi-Grünenthal®, fabriquant et diffusant ce produit.
Voilà comment se mêlent avec ingéniosité, sous couvert de la science, les bonnes intentions de soulager avec celle de minimiser de réels risques liés à la prise de ce médicament, pour en tirer un maximum de profit.
Il ne s’agit pas de renoncer à la recherche scientifique, mais de juguler les appétits des laboratoires, dont les scrupules s’évanouissent devant les bénéfices qu’ils peuvent tirer de telle ou telle découverte.
Les bouffées de chaleur, si désagréables soient-elles, n’ont rien de toxique, et le médicament de confort peut rendre la vie beaucoup plus inconfortable.

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SANTE MAGAZINE
Décembre 2007

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