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ISOMERIDE

La cour d'appel de Versailles (Yvelines) a confirmé le 7 août 2011, le jugement rendu en décembre 2000 par le tribunal de Nanterre condamnant les laboratoires Servier à indemniser une femme atteinte d'une grave maladie qu'elle attribue au coupe-faim Isoméride.
La cour d'appel a condamné les laboratoires pharmaceutiques à verser 417.747,13 euros à la victime Anna Paulos et 203.981,30 euros aux organismes sociaux ayant pris en charge ses frais de maladie.

En première instance les laboratoires Servier avaient été condamnés à payer une somme de plus de 318.213 euros de dommages et intérêts à la victime, alors âgée de 39 ans, et plus de 198.184 euros aux organismes de Sécurité sociale. Pour la cour, se référant à une directive européenne du 25 juillet 1985, "la responsabilité du fabricant est engagée s'il a manqué à son obligation de livrer un produit exempt de tout défaut de nature à créer un danger pour la personne ou pour les biens". Dans son arrêt la cour rejette la demande de nullité des expertises, formulée lors de l'audience du 22 mars devant la cour d'appel, par les laboratoires et qui ont servi de base au jugement du tribunal de Nanterre. En décembre 1994, Mme Paulos, qui avait pris de l'Isoméride "pendant trois ans" à raison de trois mois par an, avait dû subir une greffe des deux poumons et une opération du coeur. C'est alors qu'elle avait décidé de se retourner contre les laboratoires Servier, leur réclamant plus d'un million d'euros, persuadée que l'Isoméride était bien à l'origine de son mal.

TNC